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Letters to the Editor

We await your letters... (please send them to: covenant@idc.ac.il)

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From:shelley [mailto:wolf28@netvision.net.il]
To: Covenant - Global Jewish Journal
Subject: Ang-Lit.Press

Ang-Lit.Press, a year old English language publishing house in Tel Aviv, specializing in fiction, is accepting submissions for its next short story anthology celebrating Tel Aviv's centenary in 2009. The submission criteria is available from www.TA2009.com  and since this anthology is open to non-Israelis, we would greatly appreciate any help or suggestions you might have for getting the word out to fiction writers overseas.

Thank you,
Shelley Goldman


Frederic Viey on The Kaifeng Stone Inscriptions Revisited

Frederic Viey sends Covenant some excerpts from nineteenth century reports on French explorers’ encounters with the Jews of China, in response to Tiberiu Weisz’s recent article on the Jews of Kaifeng:

Stanislas D'Escayrac de Lauture (1826-1868)

Le Comte Stanislas d'Escayrac de Lauture laissa une littérature très importante sur ses voyages dont l'un d'eux le conduisit en Chine avec le Corps expéditionnaire français. Il est l'auteur de "Mémoires sur la Chine" publié en cinq parties par la "Librairie du Magasin Pittoresque" dont le propriétaire était le député de l'Yonne: Edouard Charton. Il y consigna ses observations sur l'Empire du Milieu en parlant: dans l'introduction de ses souvenirs personnels et des généralités, puis de l'histoire, de la religion, du gouvernement et des coutumes.

Pierre-Henri Stanislas d'Escayrac de Lauture naquit le 19 mars 1826, dans une vieille famille aristocratique. Il apprit l'anglais, l'espagnol, le portugais, travailla pour le Ministère des Affaires Etrangères et voyagea, entre autres, en Afrique, où il apprit l'arabe. Après la Révolution de 1848, il démissionna, et sa fortune importante lui permit de continuer ses voyages: Europe, Afrique et Moyen-Orient. Il publia entre 1851 et 1858:

"Notice sur le Kordofan", "Le désert et le Soudan", "Mémoire sur le Ragle ou Hallucination du Désert" qu'il adressa à l'Académie des Sciences, "De la Turquie et des Etats musulmans" et "Voyage dans le Grand Désert et au Soudan". En 1859, il accompagna en tant que géographe l'expédition franco-anglaise envoyée en Chine pour imposer aux Chinois le respect des commerçants et missionnaires européens. Chargé d'une mission diplomatique par le Gouvernement Impérial, il suivit les armées alliées et participa à la marche sur Pékin. Enhardi par ses bons rapports avec les indigènes, il prit l'habitude de circuler seul. Le 18 septembre 1860, il fut enlevé par les habitants du village de Toung-Tchéou entre Tien-Tsin et Pékin, blessé et laissé sans soins. Il fut ensuite transféré au bagne de Pékin et libéré plusieurs semaines plus tard, mais la gangrène le priva de ses mains. Dans le premier semestre de 1861, le Rabbin Mahir Charleville évoqua, lors d'une réunion du Comité local de Paris de l'Alliance Israélite Universelle, la question des Juifs de Chine. Le Comité Central de cette organisation juive adressa au Comte Stanislas d'Escayrac de Lauture un questionnaire sur les Juifs de Kaifeng et sur les Juifs de Chine en général. "Le Bulletin de l'Alliance Israélite Universelle" publia le courrier qui lui fut adressé en Chine en précisant sa mission. Le résultat des recherches d'Escayrac de Lauture, sous forme de lettre adressée à l'Alliance Israélite Universelle en date du 15 juillet 1861, parut dans "Les Archives Israélites" de cette même année. Il rentra en France en 1862 en mauvaise santé, reprit difficilement sa vie antérieure et mourut à Fontainebleau le 20 décembre 1868.  De retour en France, il dicta ses souvenirs en partie à son frère: non pas un journal de voyage, mais une somme de connaissances sur l'histoire, la religion, le gouvernement, et les coutumes chinoises, qu'il avait amassée au cours de son séjour. Dans la préface, il rendit hommage à la qualité du travail effectuée fait par les Jésuites; si non but était de prendre leur suite, il fut parfaitement atteint: cet ouvrage bien écrit, à la documentation riche et précise, est de plus, abondamment illustré. Une large partie de cette recension fut éditée dans le "Moniteur Universel" du 1er Janvier 1864. Ce brillant savant et diplomate était membre de la Société de Géographie et sociétaire du "Journal Asiatique".

Le Marquis Marie Joseph d'Escayrac de Lauture.

Le Marquis Marie Joseph Henri Léonce d'Escayrac de Lauture, père de Stanislas, faisait partie de la Commission des canaux et des routes sous le Second Empire. Il est l'auteur de différents traités sur ce sujet. En mai 1861, au regard de la proposition faite à son fils par l'Alliance Israelite Universelle (A.I.U.) concernant les Juifs de Chine, il adressa à M. Jules Carvallo, Président de l'A.I.U, la lettre suivante:

« Monsieur Carvallo, Président de l'Alliance Israélite Universelle
Avenue de l'Impératrice
Villa Saïd, no.56
Paris

Monsieur le Président,

Je m'empresse de répondre à la lettre que vous avez fait l'honneur d'écrire à mon fils, maintenant en route pour rentrer en France, au sujet des israélites établis en Chine bien avant la venue du Christ.

Je puis d'avance vous affirmer, Monsieur le Président, qu'il s'empressera, à son retour, de mettre à votre disposition tous les documents dont il pourra disposer. J'ignore s'ils sont nombreux toutefois leur exactitude ne laisse aucun doute dans mon esprit, car mon fils ne porte pas seulement une incroyable activité dans ses investigations mais il recherche la vérité par tous les moyens possibles.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma considération la plus distinguée. »

Les Archives de l'Alliance Israélite Universelle conservent un certain nombre de documents sur les Juifs en Chine notamment sur Stanislas D'Escayrac De Lauture. ''Les Archives Israélites'' répercutent dans leurs colonnes la demande de l'Alliance Israélite Universelle faite à S. D'Escayrac de Lauture autour de sa mission en Chine.

Dans son chapitre sur les Cultes étrangers en Chine, Stanislas d'Escayrac de Lauture précise en entrant en matière:

« L'existence d'israélite en Chine est connue depuis très longtemps: les Pères Gaubil, Gozani et d'autres, ont publié sur ces israélites beaucoup de renseignements; le "Chinese Repository" ne contient pas moins de quinze article relatifs aux juifs de l'Extrême Asie; en 1843, James Finn a résumé tout ce qu'on savait; en 1777 et 1779, Olaf Gerhardt Tychsen avait écrit en hébreu  aux Juifs de Chine; en 1815, Morrison leur fit passer une lettre semblable, envoyée de Londres, qu'ils ne purent lire; d'autres tentatives restèrent sans résultat, en raison de la crainte qu'éprouvaient les juifs de se compromettre vis-à-vis de l'autorité en se liant avec les Européens.

C'est à Kai-fon, autrefois Pyen, capitale actuelle du Xo-nan, bâtie près du Kwan xo ou fleuve jaune, que les Jésuites avaient rencontré ces juifs. Kai-fon a été visité depuis. En 1850, deux chrétiens chinois, munis d'une lettre écrite par un négociant israélite d'Europe, établi en Chine, s'y rendirent, y passérent quelques jours et y recueillirent de précieux renseignements. L'authenticité de leur voyage ne saurait être mise en doute, puisqu'ils en ont rapporté plusieurs livres ou portions de livres saints, dont la comparaison avec les textes que nous connaissons présente de l'intérêt. Ces acquisitions, déposées probablement aujourd'hui à Londres, se composaient: des six premiers et aux autres chapitres de l'Exode (XXXVIII à XL); des chapitres XIX et XX du Lévitique; des chapitres des Nombres XIII à XV; du Deutéronome II à XVI et XXXII; de quelques parties, enfin, du Pentateuque et des Psaumes. Le docteur Smith, évêque de Victoria, a publié en 1851 les résultats de cette exploration du judaïsme chinois; le révérend A. Wylie a  dernièrement donné, dans le "Chinese and Japanese Repository", deux articles pleins d'intérêt sur le même sujet, qui paraît à peu près épuisé, et sur lequel, en conséquence, je ne m'étendrai pas.

Les Juifs ont paru en Chine sous la dynastie des Xan, peut-être avant Jésus-Christ, plus probablement au premier siècle de notre ère, sous Xan Ming-ti, entre les années 58 et 75 après Jésus-Christ.

On croit qu'ils venaient alors de la Perse, à laquelle ils semblaient avoir emprunté quelques termes et quelques usages, et qu'ils avaient séjourné assez longtemps à Samarcande. Leur religion est appelée tyen-tchéou kyao, c'est-à-dire religion indienne, et tyao-kin-kyao, ou la religion de ceux qui enlèvent les tendons (de la viande qu'ils mangent). Ils appellent Dieu Tyen et Tchéouyen; le mot de Tyen paraît être le plus usité. Ils honorent Confucius. Lorsqu'ils vinrent en Chine, ils comptaient soixante-dix familles; il n'en existe plus que sept, comprenant environ deux cents individus, presque tous dans la misère. Ils paraissent être sans rabbin depuis un demi-siècle et ne comprennent plus leurs livres; on dit qu'ils ne pratiquent plus la circoncision: ils gardent toutefois le sabbat et ne mangent point de porc; ils peuvent avoir deux femmes, qui doivent être de leur race et de leur religion.  D'après une inscription de leur synagogue, elle aurait été bâtie en 1164; elle a été rebâtie en 1296 et 1511, date à laquelle y a été placée l'inscription dédiée par les familles juives appelées Yen, Li, Kao, Tchao, Kin,  I et Tchang. Une autre inscription, de 1489, donne des détails curieux sur la Communauté Juive et ses familles, désignées toutes par des noms chinois. Ce temple paraît être aujourd'hui dans un état de délabrement complet. Les juifs ont pétitionné l'empereur afin d'en obtenir les sommes nécessaires à sa reconstruction; le fils du ciel n'a pas répondu. Les Israélites sont nombreux en Europe; beaucoup d'entre eux sont riches; ils donnent chaque jour, par l'abondance des aumônes qu'ils distribuent soit en Europe, soit à Jérusalem, la preuve d'une piété profonde et d'une charité très large: puissent-ils se rappeler un jour leurs pauvres frères de Kai-fon! Ils ne serait pas difficile de les atteindre aujourd'hui que la Chine est ouverte, et il ne serait pas bien coûteux de leur fournir les secours matériels et moraux que leur situation malheureuse réclame.»

D'Escayrac de Lauture note à propos des cultes étrangers en Chine: « Des Juifs étaient venus sous les Xan (Han), et probablement deux siècles avant Jésus-Christ, ils n'avaient point fait, et probablement ne cherchaient point de prosélytes. »

Yael Soussan has complied a short biography and extracts from the writings of a French Evangelical supporter of Israel.

Yaël Soussan a compilé une courte biographie et des extraits des écrits de l'évangéliste français défenseur d'Israël : François Celier.

François Celier

François Celier est un autodidacte, ébéniste, journaliste, écrivain, scénariste et conférencier international. Ainsi, il a co-écrit trois films : "Le temps d'un éclair" (1998), "Dans la cour des grands" (1995), et "Les enfants du naufrageur" (1992). Converti au christianisme depuis 1972, Celier a également exercé la fonction de Pasteur évangéliste dans plusieurs pays à travers le monde.

Par ailleurs, François Celier est le fondateur de l'organisation Les amis de Jésus le juif, qui a pour volonté de prôner l'harmonie des valeurs d'intégrité et de bienveillance fraternelle tout en évoquant la personnalité profondément humaniste de Jésus. Ainsi, l'un des principaux objectifs de cette organisation consiste à oeuvrer auprès des autorités gouvernementales afin de préconiser davantage de justice compassionnelle envers leurs concitoyens. De plus, Celier est également à la tête d'un mouvement international en faveur d'Israël, « Amis de l'Union des Patrons et Professionnels Juifs de France » (UPJF) rassemblant principalement des non Juifs solidaires envers l'Etat d'Israël et son peuple.

En outre, en 2004, Celier publie un ouvrage intitulé Le choc des religions dans lequel il prône essentiellement la coexistence entre les trois religions monothéistes, à savoir le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam, se voulant ainsi être un dialogue interreligieux. De plus, Celier a publié de nombreux articles, tels que La prunelle de Dieu, Les dhimmis de demain, Une Europe de la dhimmitude ou encore Chronique de la guerre metaphysique dans lesquels l'auteur met en relief l'injustice qui prévaut dans le monde, mais aussi d'une certaine manière, le danger grandissant que représente l'Islam radical qui menace tant la paix que la sécurité publique dans le monde, tout en s'appuyant sur les textes des Évangiles. Ainsi, tout en soutenant le sionisme politique ainsi que la création de l'Etat juif moderne, Celier met en garde les pays Occidentaux face à ce « mouvement idéologico religieux hostile qui se déroule méthodiquement à travers l'Europe. »[1] Ainsi, à travers ses écrits, Celier est un écrivain qui se caractérise de part sa foi évangéliste se déclarant ainsi être un fervent supporter de l'État d'Israël.

Par ailleurs, il est toutefois intéressant que l'on se penche sur en quoi consiste la foi évangéliste dont est adepte François Celier, afin de mieux comprendre les idées de l'auteur. Ainsi, la foi évangéliste se base sur les six fondements suivants : (1) l'autorité suprême des Ecritures, (2) Jésus-Christ en tant que Dieu incarne, (3) le Saint-Esprit, (4) la conversion personnelle, (5) l'évangélisation et (6) l'importance de la communauté chrétienne. De plus, ce qui caractérise cette confession, c'est le fait que la doctrine évangéliste prêche essentiellement le retour des Juifs sur leur terre réalisant ainsi une prophétie d'Ezéchiel, qui avait annonce dans l'Ancien Testament le retour des Juifs après un exode de 2000 ans. C'est alors, que la reprise de la ville sainte de Jérusalem par l'armée israélienne, lors de la Guerre des Six Jours de 1967, remplissait une autre condition. Aussi, très souvent à travers leurs discours et leurs écrits, les évangélistes soutiennent le sionisme politique ainsi que la créations de l'Etat juif moderne.

Ainsi, d'après la doctrine des évangélistes, plusieurs autres événements doivent encore se réaliser pour que la prophétie s'accomplisse. En gros, cela constitue « la victoire du Bien contre le Mal », et donc l'accomplissement de la paix, qui permettrait selon les évangélistes le retour du Messie sur Terre. Et c'est justement ceci qui ressort essentiellement des écrits de Celier, disant que l'idéologie islamiste radicale est le mal et qu'Israël serait en quelque sorte celui seul (d'après les Ecritures) qui pourrait être apte a rétablir le bien, donc la paix dans le monde. Par ailleurs, dans ses articles, je suis d'avis que ses analyses politiques concernant ce « fléau » que représente le Djihad islamique a travers le monde sont assez pertinentes, et nous pouvons aussi remarquer qu'il s'appuie sur des citations souvent provenant des textes évangélistes.

En outre, le mouvement « Jews for Jesus » est une des plusieurs organisations qui sont actifs partout à travers le monde afin de prêcher leur idéologie, mais plus spécifiquement aux Etats-Unis, et notamment au sein des Campus universitaires américaines. Si je puis m'exprimer ainsi, le fief de la foi Evangéliste est essentiellement base au USA, la ou celle-ci a connu un certain développement a partir des années 1970. Finalement, d'un certain cote, c'est bien pour Israël d'avoir a ses cotes des supporters, mais il y a aussi le revers de la médaille, que j'ai explicite plus haut.

Nefesh B' Nefesh est une organisation Anglophone qui a pour mandat de promouvoir l'Alyah en provenance de l'Amérique du Nord ainsi que de Grande Bretagne. Cette organisation aide les nouveaux immigrants qui aspirent à s'installer en Israël en leur octroyant conseils et aussi des aides financières en coopération avec le gouvernement israélien et l'Agence Juive. En fait, les organisations Nefesh B' Nefesh et l'Alyah Meilleure Intégration (AMI) sont des organisations similaires qui ont le même objectif, à savoir de promouvoir l'Alyah, d'aider les nouveaux immigrants tout au long de leurs démarches, en leur promulguant conseils et assistance des leur arrivée en Israël tout en collaborant avec l'Agence Juive. La seule différence entre les deux organisations réside dans le fait, que AMI est une organisation francophone basée en France, dont le fondateur est Pierre Besnainou.

Par ailleurs, Celier est le fondateur d'un mouvement international de non Juifs en faveur d'Israël et qui a pour nom « Amis de l'UPJF » Ainsi, il est vrai que les noms des deux organisations peuvent toutefois porter à confusion. Autrement dit, l'organisation AMI citée plus haut, qui est alors similaire à l'organisation Nefesh B' Nefesh n'entretient aucun lien avec « Amis de l'UPJF » et AMI.

"La prunelle de Dieu" de François Celier

Dans son article intitulé "La prunelle de Dieu", l'auteur François Celier dénonce les actes barbares dénués d'humanités, causant ainsi la mort d'innocents, perpétrés par des individus fanatiques de la loi coranique : « ces pieux psychopathes qui ensemencent la mort d'innocents sur leur passage en se parant du bandeau de la vertu religieuse, ne sont que des barbares et des assassins (...) (qui) ne font qu'obéir en appliquant à la lettre les ordres de leur dieu édictés dans la constitution coranique(...) » Ainsi, au regard du « rôle méphitique de ces hordes de fantassins de la mort », l'auteur évoque la passivité de l'Europe face à ce fléau islamiste qui s'immisce au sein de celle-ci depuis déjà plusieurs décennies: « L'Europe le sait aussi, mais elle est vieillissante et se porte pâle. » Selon Celier, les causes de son affaiblissement face à ce fléau que représente le terrorisme islamique est principalement dû au "rejet de son judéo-christianisme, sa richesse égocentrique et languissante, l'infertilité de ses femmes, sa perte d'identité culturelle et historique, ses frontières trouées et enfin, sa petite misère militaire. »

Ainsi, Celier pointe plus particulièrement du doigt la France, en faisant notamment référence à son corps social et gouvernemental. En effet, comme nous le savons déjà, la France connaît un taux élevé d'immigré provenant essentiellement des pays d'Afrique et dont la majorité d'entre eux sont de confession musulmane. Ainsi, d'une certaine façon, l'auteur essaie de faire prendre conscience au lecteur que, à la longue, la France se voit malgré elle soumise à l'Islam, qui devient de plus en plus imposant au sein de la société française. C'est alors, que Celier n'hésite pas à utiliser des mots poignants pour dénoncer ce phénomène de société, allant jusqu'à dire, que la France est arrivé à un point ou "son corps social et gouvernemental, contaminé de sourates pathogènes (comme autrefois par des oukases communistes puis fascistes), l'amène à devoir se soumettre, se dhimminiser à l'Islam, au nom d'une raison d'avenir improbable." C'est alors, que l'auteur critique en quelque sorte l'esprit nihiliste de la France qui règne au sein de sa sphère politique et Administrative : « Notre belle France, imprégnée d'amoralité gauchiste dans ses élites politiques et sa haute Administration, formatées à la pensée unique, son corps socialo-communiste sociétal et sa culture relativiste (c'est-à-dire nihiliste) peut désespérer à juste raison les citoyens républicains d'un éventuel secours d'Outre Atlantique. »

Par ailleurs, F. Celier met également en relief la bravoure des Américains d'avoir ainsi entrepris de combattre cette idéologie islamiste, dont l'auteur ne manque pas de qualifier cette dernière de « contamination », telle une maladie maligne qui a pour objectif de détruire. En fait, d'après Celier, l'avènement des fameux attentats du 11 septembre 2002 a ainsi permis à l'Amérique « d'ouvrir les yeux sur le haut mal hégémonique qui s'abattait sur le monde. » Cependant, s'il advenait à l'Amérique d'échouer dans cette laborieuse et courageuse entreprise, elle devra alors se replier sur elle-même, afin de se débarrasser des islamistes répandus un peu partout au sein de ses États, qui opèrent sous couvert de nobles professions, tels que médecins ou encore hommes d'affaires, s'infiltrant et se dispersant ainsi subtilement dans « les cercles progressistes des Démocrates, dans ses campus universitaires et autres lieux élitistes du pouvoir. »

D'autre part, Celier fait également référence à sa foi judéo-chrétienne, mentionnant le fait, que les Écritures des Évangiles prédissent que « le Grand Djihad et son nucléus maléfique sera anéantis (...) Mais à quel prix ? »

En attendant, l'auteur ne cache pas son inquiétude face a l'islamisme qui fomente et s'organise dans les mosquées, qui en passant sont de plus en plus nombreuses au sein des pays occidentaux, et dont le monde n'ignore plus l'idéologie prôné par l'Islam radical, qui n'est rien plus ni moins que d'islamiser le monde des infidèles, a savoir la civilisation occidentale et bien sûre, sans oublier, Israël : « Le djihad mondial qui s'organise dans l'ombre des mosquées s'apprête à affronter non seulement des nations et des hommes, mais encore et toujours sa séculaire obsession : Sion, « la prunelle de Dieu » ». Mais pour Celier, ce qui a contribué au fléau islamique, qui ronge et mortifie « le nombril d'exception culturelle de la France », aurait débuté en 1967, lorsque la communauté internationale refusait déjà de considérer Jérusalem en tant que capitale unifiée d'Israël : « la grande majorité des 192 nations onusiennes renâcle à accepter la réalité de sa capitale unifiée. » Aussi, l'auteur rappelle le fameux incident qui est survenu récemment, provoquant ainsi tout un tapage médiatique à travers la planète, en ce qui avait à trait aux excavations entrepris par Israël près du Mont du Temple. Ainsi, selon lui, « le but sous-jacent serait de démontrer que 60 ans après la création de l'État juif moderne, Jérusalem ne se fait toujours pas admettre comme capitale souveraine et indivisible d'Israël. À preuve que la plupart des ambassades internationales refusent toujours de s'y installer. »

Enfin, en ce qui concerne Jérusalem, l'auteur est d'avis que celle-ci doit demeurer "unifiée sous souveraineté israélienne : « en tant qu'expression du lien unique entre le peuple Juif, sa capitale éternelle, mais aussi pour l'immense somme d'espoir que représente Sion, la "prunelle de Dieu" dans les curs de centaines de millions de non juifs, croyants néanmoins dans le Dieu d'Abraham, d'Isaac, de Jacob et de Jésus. »

En somme, à travers cet article, l'auteur tente, en quelque sorte, de mettre en garde les gouvernements democratiques face au fleau islamiste qui, selon lui, constitue « un danger croissant » pour les civilisations occidentales si rien n'est entrepris afin de contrer cette menace islamiste, qui a tendance à prendre de plus en plus d'ampleur.

"Notre futur dépend d'Israël" de François Celier

Rappelons que François Celier, de confession judéo-chrétienne, est un fervent défenseur de l'État d'Israël, et c'est donc à travers ses articles qu'il expose son affection, tout en faisant part de l'inquiétude qu'il éprouve à l'égard, de ce qu'il qualifie de «  joyau d'Israël », que ce dernier représente à ses yeux. Ainsi, dans un de ses articles titrés « Notre futur dépend d'Israël », François Celier met en relief le fait, qu'Israël joue un rôle prépondérant en ce qui concerne notre futur dans ce monde. C'est alors, que selon l'auteur : « Notre futur ne dépend pas du Vatican car les judéo-chrétiens attendent un messianisme issu d'Israël. Il dépend encore moins de la Mecque car les fils d'Ismaël sont assujettis à l'avenir d'Israël. Notre futur ne dépend pas non plus des Américains car ces derniers s'attachent évangéliquement à Israël. Notre futur ne dépend pas des 192 États membres de l'ONU car ceux-ci sont subordonnés (sans y prêter attention) à la façon dont ils respectent Israël. (...) »

Cependant, Celier ne manque pas d'émettre son inquiétude à l'égard d'Israël, particulièrement en ce qui a trait à la délégitimisation de l'existence de ce dernier : "l'existence d'Israël se trouve à nouveau confrontée au grand péril de disparaître...par le perfide langage de sa délégitimisation, enclenché par l'irascible volonté islamiste et barbare djihad coranique." Par ailleurs, l'auteur se préoccupe également du déclin "moral d'Israël dans sa foi sioniste". En effet, dans le but de complaire aux autres nations, et de s'attirer les bonnes grâces de l'opinion publique à travers le monde, Israël procède alors à des rétrocessions sans fin, qui finalement, n'aboutissent pas au résultat souhaité, à savoir la paix mais aussi à améliorer son image aux yeux du monde : « En dépit de ses victoires, ces octrois, qu'aucune autre nation n'aurait accepté de faire, ses abaissements tant politiques que diplomatiques laissent de marbre les opinions publiques internationales. Les États nations n'aiment pas et n'aimeront jamais « l'entité » israélienne. » Ainsi, l'auteur craint de voir un jour Israël « baisser la garde, dans un espoir d'être agréé (voire aimée, mais ne rêvons pas) par l'opinion internationale, et ce, dans l'espoir d'être enfin reconnu comme étant semblable aux autres nations. » C'est alors, que pour Celier, le peuple Juif est investit d'une destinée singulière car il a reçu « le mandat de D.ieu à être ses témoins. », lui conférant une mission à accomplir parmi les nations jusqu'à l'arrivée du Messie. C'est donc dans cette perspective, que d'après l'auteur, « tout juif demeure, bon grès mal grès, le gardien d'Eretz Israël dans laquelle le Messie se révélera au monde. » Enfin, Celier est intimement convaincu qu'Israël et les juifs constituent le seul futur du monde actuel.

"Les dhimmis de demain" de François Celier

"Les dhimmis de demain" est un article dans lequel François Celier établit une sorte de "mouture scénaristique évoquant une conflagration mondiale en gestation" entre l'Islam radical et la civilisation occidentale. Ainsi, dans son article, l'auteur n'hésite pas à mettre en garde les pays occidentaux face au danger que représente la montée grandissante de l'islamisme à travers le monde. En fait cette chronique d'une politique fiction constitue en quelque sorte une sonnette d'alarme à l'endroit des gouvernements démocratiques, afin que ces derniers prennent conscience de l'importance de l'enjeu actuel qui se profil présentement : « Six ans après avoir subi de nombreuses attaques, de massacres d'innocents et de tests d'évaluation de réactivité, c'est toute la civilisation occidentales qui se trouve en demeure d'organiser l'affrontement du conflit majeur qui se met en place. Il est grand temps de l'anticiper. » Par ailleurs, d'après Celier, l'objet du conflit reposerait sur « une thèse de la deuxième moitié du XX ème siècle », préétablissant et réclamant ainsi « d'entraîner l'humanité dans un futur qui dépendrait en fait, de la réalité biblique d'une guerre thermonucléaire. » C'est alors, que l'auteur adopte une vision pour le moins pessimiste voire apocalyptique, concernant l'avenir car (tout en faisant référence à l'Iran) il suffirait d'un "prétexte politico-religieux" pour que survienne une guerre atomique.

[1] Celier François, "Les dhimmis de demain", Chronique d'une politique-fiction, Avril 2007

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